lundi 30 juillet 2007

Bienvenue dans la maison des nouilles


Il ne serait pas très intéressant de consulter un blog s'il n'y avait pas des histoires croustillantes, des photos délirantes ou encore même compromettantes. Alors, pour vous, lecteurs, je vous propose de savourer la fabuleuse aventure des nouilles en vadrouille. Je vous l'assure, très bonne lecture !



La Noodleteam.

Sicile - 1 er jour




Samedi 14 Juillet

Départ Suresnes (12h30)

Après avoir franchi toutes les étapes de transports bus et RER, nous voici devant les tourniquets de Roissy et mon ticket ne passe pas !Aux vacances, y aurais-je le droit ?


Après un tour de passe-passe, enregistrement des bagages, mise sous sac plastique de ma crème solaire, produit hautement terroriste.
A présent, il est temps, filons dans la salle d’embarquement. On monte dans le bus à 45°, premières grosses sueurs et slips mouillés, l’avion va bientôt s’envoler.
Une fois dans l’air, place à la mer, nous survolons la méditerranée et un air de vacances commence à
débarquer.



Bagages en main, filons malin, allons chercher la macchina, la voiture de location.
Et là, première galère, aucun voyageur ne sait comment trouver la société de location de voiture.
15 minutes plus tard, c’est dans une petite navette que nous montons (15 m3 pour 30 personnes.) pour enfin trouver Europbar(pas de pub).


A notre bonne surprise, on nous annonce que le prix double à cause d’une assurance obligatoire.
Vous cherchiez des salopards, nous vous avons trouvé Europbar.

Voiture Italienne oblige, c’est au volant d’une petite Lancia Ypsilon, et au combien confortable que nous abordons les routes italiennes et ses chauffards italiens dès la première chicane.

Avec une route à deux voies, on en fait 4 files, un klaxon pour un oui, pour un non, pour l’arrivée d’un nuage, si on est bientôt en week-end, ou tout bêtement si on a juste envie de klaxonner.

Sans GPS, aucun problème, enfin c’est ce qu’on se disait au début.
Et puis en fait, Palerme, c’est grand pour trouver un hôtel dans une botte de foin.
Alors sans tarder noodle-woman sort de la macchina pour repérer un nom de rue lorsqu’un couple d’italiens surgit à notre rescousse, en sauveurs inespérés.

Ces 2 anges gardiens se proposent de monter à bord pour une folle escapade dans la jungle urbaine et non organisée, circulation risqué et jamais sans danger.
L’homme se propose alors de me diriger de l’arrière, en italien : dietra, destra, sinistra, avec la mano quand je comprend pas, extra !!

Après que le mari du couple ait demandé son chemin à 4 policiers, puis appelé sa « mama » depuis son portable en lâchant la citation « haaaaa Mama elle connaît tout », on se rend alors compte que toutes les rues sont coupées à cause d’une fête nationale et religieuse, la fête Santa Rosita.

Finalement nous voici devant l’hôtel, toujours en compagnie de ce couple formidable.
L’homme arbore son plus bel accent italien pour appeler le proprio de l’hôtel perché sur sa terrasse au 4ème étage.
Nous voilà enfin posé, grazie, grazie mile.
Il fallait bien remercier ce couple venu d’ailleurs.

Une fois dans l’hôtel c’est pépé qui nous accueille.
Pas un mot de français, pas un mot d’anglais, ça ne dérange pas pépé qui nous pique passeport et carte d’identité avant d’aller se coucher.
Ha mais non pépé revient, il nous rappelle que c’est la santa Rosita, et qu’il faut aller voir les « boom boom » dans le ciel, el artificio.
On obéit, arpentant nos premières rues italiennes, cherchant désespérément à manger.
C’est dans une boucherie qu’on goûte au panini jambon italien, mamamia.
Et puis peu à peu, une foule immense, du jamais vu, plus impressionnant qu’une finale de coupe du monde.

Musique, troubadours, chars, chichi beignets, vendeurs à la sauvette, tout est là et on ne s’en plaint pas.

Et puis, alors que nous nous faufilons dans une fourmilière de 600 000 personnes (un italien exagère toujours), qui retrouvons nous ? Notre couple italien, nos anges gardiens.

Ceux-ci nous prometteront dans la soirée que désormais, ils apprendront l’anglais et le français pour mieux nous aider.

La fête n’étant toujours pas finie, c’est l’artificio qui vient frapper à la porte : 40 minutes de feu d’artifice, incroyable, un budget sans limites, un bouquet finale à chaque instant, des nouveautés à chaque fusée lancée, sans aucun doute le plus beau de notre vie, mais pas le dernier.

Ca y est il est l’heure, nous rentrons dormir, enfin essayons, nous dormirons aux bruits des klaxons de la fête, exténués par cette journée effrénée.


Sicile - 2 ème jour

Dimanche 15 Juillet



Visite non guidé de Palerme, descente dans le port et rien dans le ventre, et nous marchons sous un soleil de plomb (35° sous les arbres), et puis au loin, un restaurant, service lent mais repas succulent, et oui on est en Italie.



Nous visitons ensuite les ruelles de cette ville, où s’entremêlent les riches et les pauvres, les palaces et les bidonvilles, les palmiers et les plantes crevées, les monuments mythiques et les maisons délabrées, les chiens errants et les chatons mordants.


Et oui, alors que je regardais des cartes postales, une attaque subite d’un chaton se dessine avec roulade sur dos, choppage de mollets avec griffes aiguisées et mini-dents pointues dans la chair.


Mignon mais un peu con le chaton.



Retour à l’hôtel, juste pour la sieste, oui 24 ans c’est déjà vieux !


Et c’est reparti, et une nouvelle surprise dans la rue, une procession de cathos, très croyants ces Italiens.


Puis, petits restaurants, pastas dans l’assiette, excellentes et accompagnées de la bière locale, cette dernière très prisée par tous les locaux de Palerme.


De retour à l’hôtel, une croisade de Français, le guide du routard, ça rassemble.



PS : Après déjà deux journées passées ici, on peut dire que les italiennes ont des gros cœurs très attirants, sûrement l’amour à l’italienne et que les italiens ne dérogent pas à leurs caricatures, poilus, parlant fort et beaucoup de tchatche.

Sicile - 3 ème jour

Lundi 16 Juillet



Après une douche délabrée par 15 ans de calcaire, nous partons à Trapani. Une heure de route dans Palerme, pour trouver un 1er panneau indiquant la sortie de la ville.


Une fois à Trapani, c’est par un hôte italien, parlant le français, que nous sommes reçus à l’hôtel.


Glissades sur cuvette de toilettes, fenêtres qui ne s’ouvrent pas, armoires sans poignées, le bois est gonflé, les fils électriques sortant des murs, l’hôtel a été refait à neuf, nous sommes à l’Albergo Moderno.


Nous avons faim, à la recherche d’un supermercato. Très difficile à trouver, mais heureux quand il y en a un , ce sont les Troncetto que nous choisissons, produit phare au Franprix du Kremlin Bicêtre (10 Troncetto pour 90 cts d’Euro,une aubaine), spéciale dédicace pour Nono.


Fort de notre butin, nous mangeons au bord de la mer en compagnie des mini crabes qui galopent sur les rochers, puis vient ensuite la visite d’Erice, une petite cité pittoresque, perché sur le haut d’une montagne, très agréable, jusqu’au moment où nous la maudissons, une prune sur le carreau de la voiture, pour garrement non réglementaire, 44 € dans les dents.


Alors, ce soir, on se sert le bide, ça sera sandwich au menu.

Sicile - 4 ème jour

Mardi 17 Juillet



Départ pour le temple et le théâtre de Segesta, magnifique, une grande marche pour une belle récompense. Après ce long périple à 40° C, 10 bouteilles d’eau fraîche seront suffisantes pour nous rafraîchir.


Ville suivante, Agrigento, 200 kms plus loin, pour la vallée des temples, incontournable, et incontournée. Retour à l’hotel, pressés de prendre une bonne douche, c’est 5 min plus tard que nous sortons de notre chambre pour en trouver une autre. Une découverte de rouille dans le pommeau de douche, que dis-je, un gisement. Très soucieux du détail, le proprio nous indique tout de suite une autre chambre.


Rien à voir, ici, le ménage n’est pas un mot recensé dans son vocabulaire, ni dans ses chambres. Une nette amélioration, l’eau est juste jaune dans la chanson. Les photos seront suffisamment éloquentes pour ne pas en parler plus.

Sicile - 5 ème jour

Mercredi 18 Juillet



Départ très très tôt pour quitter le taudis, mais cette journée allait encore être très très longue.


5 heures de route pour parcourir 200 km, après entre autre avoir emprunté, la fameuse et maintenant très célèbre route jaune de la carte routière, la seule et unique pour rejoindre Syracuse.


Des chemins de terre, remplis de nids de poule de 30 cm qui font rigoler la voiture, des feux mis dans les fossés par la DDE locale, sans aucun panneau indiquant la bonne direction.


Cela étant dit, après avoir traversé les flammes et parcouru cette route de prestige gravée à jamais dans notre mémoire, nous voici à Syracuse. Nous payons notre amende à la poste et filons dans notre auberge. Un B&B tenu par une dame très gentille, nous accueillant tel prince et princesse, nous indique la porte de notre donjon, et nous apporte un plan de la ville, avec tous les meilleurs coins à visiter, à pied comme en voiture. Nous passons l’après midi autour d’un théâtre, amphithéâtre, temple et tutti quanti romain, tutti bellissimo.


Retour en ville, nous filons sur la digue, et repérons une mer attrayante, toute bleue. Nouille dirait même plus, bleu bleu (le deuxième bleu pour le turquoise). C’est ainsi que nous laissons nos tongues nous embarquer vers la découverte d’une plage atypique à l’architecture au combien originale. L’attrait pour un bain de mer sicilien se fait si fort que nous rejoignons ce palais de la baignade, 1er plouf dans une eau bien chaude, discussion avec un italien ayant travaillé au Havre, France, entre 1992 et 1994, des détails que vous trouvez tout aussi intéressants que moi à l’instant où il me racontait sa vie, alors que moi, finalement, je voulais juste faire plouf dans l’eau.


Retour à l’hotel, prise de douche, reprise de tongues et pizzas italiennes en ville. La renommée des pizzas revenait une fois de plus à l’honneur des italiens. Il était temps de revenir mais certainement pas pour dormir. Une autre aventure nous attendait au coin de la porte, et même plutôt dès la terrasse. Une humidité très prononcée venait réveiller nos doigts de pied avant même d’arriver à la porte de notre chambre. En s’approchant encore un peu plus, un bruit de chute d’eau, probablement semblable à celles de Niagara, venait semer un gros gros doute.


Le doute fut effacé lorsque le mouvement de la porte forma une vague d’eau au sein de la chambre. Hasard ou astuce, le niveau du sol de la chambre était tel que seule la moitié de la pièce était inondée. Origine du problème, un chauffe eau défaillant, grosse fuite d’eau, inondant toute la salle de bains, trempant la nouvelle porte en bois fraichement installée, l’eau descendant une marche, pour dire bonjour à la chambre, et terminer sous la porte d’entrée avec un petit coucou à la terrasse.

Nos 1ers réflexes furent de sonner chez le proprio, puis de l’appeler sur son téléphone. En vain. Après ces réflexes, jettage d’yeux chez les voisins, accostage du 1er venu afin de connaître les arrivées d’eau et la couper. 1 dame, très gentille, trilingue de surcroît, vint à notre secours, prit les choses en main, contacta l’hotel d’en face tenu par le fils du proprio (échec), puis demanda conseil au resto à côté, accosta le voisin, pour enfin avoir l’information. Et voilà, l’arrivée d’eau était enfin coupée. Il ne restait plus, enfin, il fallait encore évacuer toute l’eau de notre piscine matrimoniale. Remontage de manches, jettage de serviettes sur sol, espongeage, étreignage. Il ne fallut qu’une heure et demie pour effectuer ce travail de vacances (je préférais encore les passeports de vacances), juste avant de se coucher, c’était parfait pour trouver le sommeil.

Sicile - 6 ème jour

Jeudi 19 Juillet



Pas de route jaune mais el autostrade aujourd’hui, l’autoroute, un régal. Rapidement arrivé sur Catania, nous posons bagages dans un B&B très charmant. L’accueil se fait sur une terrasse au 3eme étage, donnant sur tous les toits de la ville, avec cappuccino, croissant et jus d’orange, une aubaine pour des morts de faim. Requinqués, nous nous lançons à l’assaut du très célèbre et étonnant monument, l’ETNA, le volcan. Un monstre de lave de 3550m de haut, 12km d’ascension au travers des routes coupées, entravées par les différentes coulées de lave, 20 m200°C, comme si on n’avait déjà pas assez chaud en Sicile. Une expérience unique, un monstre à voir et à revoir. Pour l’illustrer, la photo d’un restaurant, avant et après les humeurs du volcan. de souffre à droite comme à gauche de la voiture, pour arriver à 1900m d’altitude, départ d’une excursion qui commence en téléphérique, suivi d’un parcours en 4X4, tracé dans une montagne de souffre. Nos 1ers pas sur la lune, un paysage extraterrestre, qui nous mène dévoile quelques cheminées encore actives, des fumées s’en échappant. Il nous suffisait de gratter quelques cm pour se brûler les mains par le souffre encore chaud. A 3mètres de profondeur, il faisait encore


Fin de soirée ponctuée par une recherche de tickets de stationnement, finalement trouvés, vous ne devinerez pas, dans un magasin de pêche, et nulle part ailleurs dans le quartier, pourtant pourvu d’autres boutiques. A Syracuse, la logique et les parcmètres, ils ne connaissent pas encore.


Sicile - 7 ème jour

Vendredi 20 Juillet



Petit déjeuner de nouveau sur la jolie terrasse, servi par une jeun polonaise, et nous voilà reparti, toujours de bonne humeur, la musique italienne en fond dans la voiture, et nous arrivons dans le camping de Messina, petite route et décharge de plots en béton armé sur la plage. Un super bungalow nous attendait, aménagé par nos amis suédois, IKEA, tout équipé, rien à dire. Ah si peut être, « c’est parfait ». Et pour couronner, on a le droit à la terrasse et à la mer à 200m.


Après midi dans la ville de Messina, pas grand-chose à voir mais un point à retenir, les siciliens ne font plus rien entre 14 et 16h00. Pour l’illustrer, un vendeur au marché, étalé sur ses cageots, une mama qui attend ses clients sur une chaise, enfin, qui dort au beau milieu de son magasin de chaussures. La circulation dans la ville n’existe plus, la seule activité devient les touristes français qui continuent de visiter par 40°C. Et comme le dit si bien un proverbe romain : Pendant la sieste, seuls les chiens et les français se promènent. Retour au camping, passage par la plage et les îlots en béton, concours de ricochets et plouf dans l’eau. Coucher de soleil, jaune, orange, rouge, rose, violet, et pan, plus de soleil avant demain.


Sicile - 8 ème jour

Samedi 21 Juillet





Secouage de puces à 05h45, pour une excursion sur une des îles éoliennes au nord est de la sicile, organisée par le camping.



Passage de bus prévu à 07h00.



07h30, nous prenons la voiture pour organiser nous même cette sortie. Traversée d’une heure en bateau, et en route pour l’ascension terrible du Vulcano, volcan géant.

Grimpette pendant une heure sur le souffre, pentre à 30 degrés, et arrivée sur le cratère. Pas longtemps, car des fumerolles se dégagent et c’est une répugnante odeur d’œufs pourris qui en ressort, impossible de respirer. Magnifique point de vue, et 2ème volcan pour la noodle team. Ensuite, baignade sur une plage de sable noir, découverte des bains de boue, même odeur que les fumerolles, et retour dans la bungalow city.

Sicile - 9 ème jour

Dimanche 22 Juillet



Objectif Taormina, ville de tournage du film Le Grand Bleu. Après quelques heures de route et de déroute, et oui, les cantonniers italiens ne sont pas encore au point quant à la direction des panneaux installés, nous voici dans cette petite cité charmante qui n’a pas accueilli ce jour là deux grands plongeurs. Avec les plages de galet de la Méditerranée, nous avons offert un spectacle de Français crispés avant de plonger et de finalement se déchirer 2 ou 3 doigts de pied. Néanmoins, le cadre de la chute était très agréable, un petit coin de paradis.

Sicile - 10 ème jour

Lundi 23 Juillet



Ce matin, il est temps pour nous de partir du bungalow et d’arriver pour les fourmis. Nous laissons alors le camping de Messina, pour aborder notre 2ème semaine de vacances, totale improvisation, aucune réservation. Le routard en main, ce n’est que quelques km plus loin que nous tentons campings et hôtels bon marché. Un peu trop bon marché, voir camping de fauchés, nous quittons les 1ers visités pour insalubrité ou campings désertés, les gérants s’en étant taillés. C’est un peu plus loin, à Céfalu, au sommet d’une montagne, que nous découvrons un petit havre de paix , un B&B décontracté. Tenu par des personnes âgées, et bonne franquette à la clé, c’est avec un grand et chaleureux accueil que l’on fête notre arrivée. Et c’est le pépé, chef de la maisonée, qui déclare en bout de table : « Avant de parler prix, ici, on mange la pastèque, alors, asseyez vous et mangez ! » C’est sans contester que nous acceptons leur succulente pastèque, ainsi qu’une pizza. Pour information, on venait tout juste de manger auparavant. Impossible de refuser, nous posons les valoches dans une des chambres, avec une vue en contre plongée depuis la montagne vers la mer et la ville de Céfalu. Vient alors la descente vers la plage, et surtout, la 1ère plage de sable depuis notre arrivée en Sicile. Enfin, nos pieds peuvent se poser sans galoper à cause des galets ébouillantés par un soleil de 40°C. Fin de soirée dans les rues pavées, paninis à déguster, et glaces italiennes à savourer, terrasse originale dans un décor de carte postale, voir la vidéo.

Sicile - 11 ème jour

Mardi 24 Juillet



3h00 du matin et la journée commence par une bataille effrénée de moustiques déterminés à nous piquer jusqu’au bout de la nuitée. Des petits insectes faisant ronronnant tels des harley davidson au dessus de nos écoutilles. Mains fracassées, mouchoirs écrasés, retranchement sous drap pour s’isoler, et contre attaque menée de plein fouet. C’est finalement au bout d’ une de combat acharné que le dernier moustique fit flotter le drapeau blanc, symbole de leur défaite, illustrée par un lot de tongues jetées et draps tâchés par notre sang prépompé.


Après cette lutte sans fin, nous retournons siester, et à 07h00 du matin, l’électricité vient à se couper, amenant ainsi la clim à se couper, déclenchant une vague de sueur sur nos fronts qui ne pouvait que nous réveiller.


Très motivés, nous nous lançons dans la montée du Tiempo Di Diana, la montagne qui culmine Cefalu. 1h30 de marches à monter sur les coups de midi, heure la plus fraîche vous vous en doutez. 10 litres de sueur en moins et 10 photos en plus, nous redescendons nous baigner dans la mer pour un plouf bien mérité. Allongés sur la plage, c’est à un spectacle inhabituel que nous assistons, le tournage d’une publicité Lipton Ice Tea. Et autant vous dire que les italiens ne sont vraiment pas très riche en idées : roulades dans le sable mouillé, roulages de pelles à s’étouffer, cache-cache derrière un parasol Lipton, bataille de pistolets à eau dans la mer (vous relèverez le niveau, car qu’on est dans la mer, on est déj) mouillé, plus besoin de pistolet).


Autre découverte, ici, les plages privées ont trouvés de nouveau transat pour se reposer, les mecs bourrés (photo).


De retour à la voiture, c’est une nouvelle prune qui nous attend. Que faut –il comprendre par là, stationnement payant, mais impayable, aucun parcmètre ni commerce pour vendre des tickets de stationnement à l’horizon. Nous éclaircirons ce point dès demain avec nos ennemis de la polizia.

Sicile - 12 ème jour

Mercredi 25 Juillet



3h00 du matin, cette fois ci, c’est Orange qui nous avertit en allumant nos portables, ne me demandez pas comment, et nous envoie un SMS nous avertissant de la mise à jour de notre carte SIM. Merci Orange, on se serait bien passé d’être tenu informé à une heure aussi matinale. Sortis de chambre à 09h00, c’est avec surprise que nous constatons un ciel gris, une température fraiche(30°C) , et un café offert par le B&B composé de 3 gouttes et un sucre, certainement la dernière recette du cappuccino à l’italienne.


Comme prévu, nous retournons avec joie au commissariat payer notre prunette en leur expliquant leur non fonctionnement.


Réponse : pour pouvoir payer un ticket de stationnement, il fallait repérer sur la digue de plus de 2km, un des 2 employés prévus à cet effet avec les tickets dans les poches, autant dire mission impossible. Bref, nous payons, et voici un moment comme je les aime, là où on découvre la tristesse de la police italienne. Après avoir cédé quelques billets, l’agent derrière sa vitre, en pantalon de fonction et chemisette de civil, tente de me rendre la monnaie, l) bas, ils n’ont pas de caisse, logique. Alors, l’agent se met à fouiller dans ses propres poches pour savoir combien il a sur lui. Ah zut, il manque encore 50cts. Téméraire, il nous abandonne quelques instants pour aller faire la manche auprès de ses collègues devant la machine à café. Un peu plus et il allait s’acheter un panini pour se faire quelques pièces. Finalement, il reviendra avec son butin pour faire l’appoint.

Soulagé de quelques billets, nous sommes donc plus léger pour gravir une nouvelle montagne. En haut de celle-ci nous attend une faune intense, en commençant par un troupeau de vache perdu au plein milieu de la forêt, on aurait pu se croire dans « la vache et le prisonnier ». Mais ce n’est pas terminé, nous voici perché au sommet où a été dressé un refuge encore très bien conservé. A vrai dire, ce n’est pas le refuge qui nous a inquiété, mais plutôt le bruit du sanglier à côté dans la forêt, qui nous faisait penser qu’il se faisait égorger ou que tout simplement, il était en train de charger. Tels de vrais aventuriers, nous n’eumes pas peur de détaler tels des lapins affolés pour descendre la montagne, toujours en entendant ce sanglier ce rapprochant de nous dans les fourets. Complètement relaxés, c’est en voiture que nous retournons vers la mer nous baigner, avec des vagues très agitées pour la Méditerranée.

Sicile - 13 ème jour

Jeudi 26 Juillet





Journée ordinaire :



03h00 du matin, nous nous battons avec les moustiques.



09h00, c’est l’heure du petit déjeuner avec mes 3 gouttes de café et un sucre.



Journée à la plage, eau chaude et vagues de Méditerranée.



Soirée dans les rues pavées, observant tous les Jésus accrochés, même au dessus du rayon des pâtes dans le supermarché.

Des glaces, des paninis, encore des glaces et un coucher de soleil sur la mer pour terminer cette journée ordinaire.

Sicile - 14 ème jour

Vendredi 27 Juillet

Ca sent la fin des vacances ce matin là, il faut rejoindre notre ville de départ, Palerme. Alors, on plie bagages, on dit Au Revoir, et on repart avec 1 kg de poires. Les propriétaires du B&B nous attendaient, pour les sous bien sûr, mais aussi pour prolonger leur générosité.

Après nos révérences, nous remontons en scelle dans notre carrosse, en route pour une nouvelle leçon de conduite en frayeur dans les rues de Palerme, et ça n’a pas manqué.

Lassés de cette circulation, nous laissons la voiture au pied de l’hôtel pour passer une journée à pied. Objectif fixé, el palazzo cinese, le palais chinois. Quelques km plus loin, et par une chaleur écrasante, nous revenons en bus, sans avoir vu le palais, mais aux côtés d’une italienne parlant le français, qui nous décline toutes les facettes des monuments au fil de la circulation, elle prendra même le temps de nous faire part de son voyage de noces dans les châteaux de la Loire, le bus arrêté derrière un carambolage. Et ba oui, ici, personne ne s’arrête aux feux, ni au stop, on roule à 4 sur un scooter, sans casque, à contre sens, mais ça ne choque personne, donc on ne dit rien, pas de commentaire, mais c’est bien fait pour eux !

Retour à l’hôtel, et causette avec quelques français, venus ici également grâce au routard, décidemment, ça rassemble. Quelques conseils laissés, et hop, on file se coucher, demain il faut décoller.

Sicile - 15 ème jour

Samedi 28 Juillet





Ciel bleu en partant de Palerme.



Ciel gris en arrivant à Paris.



C’est très court comme description de cette journée, mais ça suffit amplement, vous imaginez pourquoi, c’est la fin des vacances, et à la prochaine destination on y pense……

Seul souvenir marquant, ma cloque(photo)